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"Le ciel étoilé et la loi morale", KANT, 2e partie, Didier MAES

Invités: 
Maes, Didier
Date de parution: 
26/03/2015
Résumé de la conférence: 

Le texte proposé est parmi les plus célèbres qu’ait écrit Kant. C’est par lui que débute la « Conclusion » de la Critique de la raison pratique. Nous nous attarderons sur la première phrase qui commande l’intelligence de tout le propos de l’auteur. Elle est étonnante de deux points de vue au moins ; elle l’est d’abord par son ton, peu commun en philosophie, celui d’une glorification, elle l’est ensuite par la parenté qu’elle établit entre les « deux choses » dont elle glorifie la grandeur et la majesté. Or, ces deux choses paraissent au premier abord on ne peut plus disparates : quel rapport entre le spectacle qu’offre le ciel étoilé, quand on lève les yeux par une nuit claire, et la conscience qu’on peut avoir de la loi morale, quand on regarde en soi pour scruter ses propres intentions ? Le seul dénominateur commun est dans les sentiments que suscitent ces deux « visions » : admiration et vénération dans les deux cas. Quand nous voyons Kant indiquer dans les lignes qui suivent les effets que les deux visions ont sur la conscience que l’homme a de soi, nous avons l’impression que la similarité proclamée initialement entre ces expériences devient encore plus ténue. Alors que la contemplation de la loi morale élève l’homme au rang d’une personne, c’est-à-dire d’un sujet pensant et responsable, dans un monde de personnes, la vision du ciel étoilé le ravale au rang d’un vivant éphémère, égaré dans l’immensité spatio-temporelle du cosmos. Comment dès lors admettre que dans ce dernier cas un tel sentiment d’humiliation puisse se conjuguer avec la ferveur de l’admiration et de la vénération ? Pour lever cette difficulté, il nous faudra dans un premier temps dégager le type d’évaluation qui sous-tend ces mêmes sentiments : nous verrons qu’ils trahissent une évaluation esthétique et non quantitative de la grandeur, en d’autres termes un jugement qui qualifie son objet, non de beau simplement, mais de sublime. Il nous restera dans un second temps à mettre en évidence la parenté profonde, sinon l’identité, qui unit ce jugement de sublimité au sentiment de respect pour la loi morale : ici et là, la raison en l’homme impose ses exigences à la sensibilité, même si c’est de manière différente, en leur donnant force de loi. Mais pour établir explicitement ces deux points nous aurons à exploiter les suggestions d’un ouvrage ultérieur de Kant, la Critique de la faculté de juger.

Lieu de la conférence: 
Sèvres
Etablissement: 
Lycée Jean-Pierre Vernant

Cours interactif de philosophie diffusé en visioconférence le 26 mars 2015 depuis le Lycée Jean-Pierre Vernant de Sèvres dans le cadre du Projet Europe, Éducation, École : http://www.projet-eee.eu/

Dossier pédagogique : http://www.coin-philo.net/eee.14-15.docs/Kant_le_ciel_etoile_maes_d.pdf
Programme 2014-2015 : http://www.coin-philo.net/eee.14-15.prog.php

Projet E.E.E. sur Facebook : http://fr-fr.facebook.com/pages/Europe-Education-Ecole/203833816638?v=wa...

Auteur : avatarprojeteee
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Envoyé : 31 mars 2015
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